Droit de la Mode

Droit de la mode : protéger créations textiles et marques

Points clés : La propriété intellectuelle dans l'industrie de la mode ne sert pas seulement à protéger un logo ou un vêtement. Une marque de mode peut avoir besoin de combiner marques, dessins et modèles industriels, copyright, image commerciale, brevets et secrets d'affaires pour protéger ses noms, collections, imprimés, formes, emballages, technologies et informations confidentielles.

En pratique, la vraie question est quoi protéger en priorité, dans quels pays le faire et quel droit utiliser avant de lancer une collection, vendre en ligne ou se développer à l'international.

Sommaire

  • Les droits de propriété intellectuelle dans l’industrie de la mode
  • Comment protéger une création textile avant son lancement
  • Inspiration, copie, droit et mode
  • Protéger une marque de mode à l’international
  • Pourquoi protéger les actifs d’une marque de mode ?
  • Questions fréquentes sur la propriété intellectuelle et la mode
  • Comment iGERENT peut vous aider

La mode évolue vite. Une création peut passer d’un défilé ou d’un lookbook aux réseaux sociaux puis, quelques jours plus tard, apparaître sous forme de copie sur une boutique en ligne. La propriété intellectuelle n’est donc pas une question secondaire pour les entreprises du secteur : elle fait pleinement partie de leur stratégie.

Marques, dessins et modèles, droit d’auteur, brevets et secrets d’affaires protègent des actifs différents, du nom commercial à l’apparence d’un sac, en passant par un imprimé, une campagne photographique ou une innovation textile.

Ces droits ne sont toutefois pas interchangeables. Une entreprise de mode doit souvent combiner plusieurs formes de protection en fonction de ce qu’elle crée, fabrique et commercialise.

Dans cet article, nous expliquons comment protéger une création textile, quels droits peuvent être mobilisés et quelles vérifications effectuer avant de lancer une collection.

Les droits de propriété intellectuelle dans l’industrie de la mode

Chaque droit de propriété intellectuelle répond à un objectif différent. Choisir le mécanisme adapté est indispensable pour construire une stratégie efficace et éviter de tenter de protéger un actif par une voie inappropriée.

ActifDroit applicableCe qu’il permet de protéger
Nom, logo, étiquette, slogan ou nom de collectionMarqueLes signes qui identifient l’entreprise et distinguent ses produits
Forme d’un sac, d’une chaussure, d’un vêtement ou d’un accessoire ; imprimés et ornementsDessin ou modèleL’apparence extérieure du produit
Imprimés, illustrations, croquis, photographies, vidéos et campagnesDroit d’auteurLes œuvres et contenus créatifs originaux
Emballage, présentation ou élément visuel distinctifHabillage commercial ou trade dressUne apparence que le public associe à une entreprise déterminée
Textile technique, technologie portable, système de fermeture ou procédé de fabricationBrevetUne invention technique nouvelle
Fournisseurs, procédés, formules ou stratégies de lancementSecret d’affairesDes informations confidentielles présentant une valeur commerciale

Vous ne savez pas quels droits de propriété intellectuelle peuvent s’appliquer à votre entreprise de mode ? L’outil de diagnostic de propriété intellectuelle de l’OMPI consacré au secteur de la mode propose une évaluation guidée pour vous aider à identifier les actifs à protéger et les droits susceptibles d’être pertinents.

Cette distinction permet d’éviter de nombreuses erreurs. Un litige concernant un logo relève généralement du droit des marques. La forme d’un sac peut être protégée par un dessin ou modèle. Un imprimé original peut relever du droit d’auteur, tandis qu’un textile doté de propriétés techniques innovantes peut justifier une analyse en matière de brevet.

Dessins et modèles

Les dessins et modèles protègent l’apparence extérieure d’un produit ou d’une partie de celui-ci. Cette protection peut porter notamment sur ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture, ses matériaux ou son ornementation.

Autrement dit, un dessin ou modèle protège l’aspect visuel d’un produit, et non l’idée générale qui l’inspire ou son fonctionnement technique. Si l’innovation réside dans la fonction, le matériau ou le procédé de fabrication, il faudra envisager d’autres mécanismes, tels que le brevet.

Dans l’industrie de la mode, un dessin ou modèle peut notamment protéger :

  • La forme d’un sac, d’une chaussure, d’un chapeau, d’un bijou ou d’un accessoire.
  • La silhouette, la forme ou l’ornementation d’un vêtement.
  • Un imprimé textile ou un motif de surface.
  • Un emballage ou une présentation de produit.
  • Des éléments décoratifs qui confèrent au produit une apparence particulière.

Pour bénéficier d’une protection, le dessin ou modèle doit généralement être nouveau et présenter un caractère individuel. Les critères précis dépendent toutefois du pays ou de la région dans lesquels la protection est demandée.

L’enregistrement est particulièrement pertinent pour les éléments susceptibles de devenir durablement associés à une marque. Il n’est pas toujours nécessaire de protéger chaque pièce d’une collection saisonnière, mais un dépôt peut être judicieux pour des accessoires, des silhouettes récurrentes, des imprimés, des emballages ou des créations destinées à réapparaître dans plusieurs collections.

Certains territoires reconnaissent également des droits sur les dessins et modèles non enregistrés. Dans l’Union européenne, par exemple, un dessin ou modèle de l’UE non enregistré peut être protégé pendant trois ans à compter de sa première divulgation publique dans l’Union européenne.

Ce mécanisme peut être intéressant pour les produits dont la durée de commercialisation est courte. Il est néanmoins généralement plus difficile à faire valoir qu’un droit enregistré, car le titulaire doit notamment pouvoir prouver la date de divulgation et démontrer que sa création a été copiée.

Comment protéger une création textile avant son lancement

La question de savoir comment protéger une création textile doit idéalement être examinée avant toute divulgation publique, en particulier si le lancement prévoit une campagne, des précommandes, un salon professionnel, des collaborations avec des influenceurs ou une commercialisation internationale.

Avant le lancement, il convient de vérifier :

  1. Si le nom et le logo sont disponibles dans les pays où la collection sera commercialisée.
  2. Quels noms, étiquettes ou dénominations de collections devraient être déposés comme marques.
  3. Quelles formes, quels imprimés, accessoires ou emballages justifient un dépôt de dessin ou modèle.
  4. À qui appartiennent les croquis, photographies, vidéos et autres contenus créatifs.
  5. Si les contrats conclus avec les designers, photographes, fabricants, agences et prestataires prévoient une cession suffisante des droits.
  6. Quelles informations concernant les fournisseurs, la production ou le lancement doivent rester confidentielles.
  7. Dans quels pays une protection devrait être demandée avant la commercialisation.
  8. Comment l’entreprise réagira face aux copies et aux contrefaçons sur les marketplaces et les réseaux sociaux.

Attendre l’apparition d’une copie réduit souvent les possibilités d’action. À ce stade, le produit peut déjà avoir été largement diffusé, les images reprises sur d’autres sites et certains délais liés à la protection avoir commencé à courir.

Marques

Les marques protègent les signes qui permettent de distinguer les produits ou services d’une entreprise. Dans le secteur de la mode, elles peuvent notamment protéger le nom, le logo, les étiquettes, les slogans et, dans certains cas, les noms de collections ou de gammes.

Elles jouent un rôle central, car des vêtements, chaussures, sacs, accessoires, parfums, cosmétiques, lunettes et services de vente peuvent être commercialisés sous une même identité. Une stratégie de marque solide facilite l’expansion vers de nouvelles catégories, les licences, les collaborations, la distribution internationale et la lutte contre la contrefaçon.

Le lien entre marque, droit et propriété intellectuelle est donc très concret dans la mode. Avant d’investir dans des étiquettes, des emballages, des campagnes, des collaborations avec des influenceurs ou un développement international, il est essentiel de vérifier que le nom peut être utilisé et enregistré dans les pays et les classes concernés.

Si le nom est identique ou trop proche d’une marque antérieure, l’entreprise risque de faire face à une opposition, une mise en demeure, un blocage sur une plateforme, des difficultés avec ses distributeurs ou même l’obligation de changer de nom.

L’entreprise irlandaise Penneys constitue un exemple bien connu. Elle utilise la marque Primark dans de nombreux pays en raison de droits antérieurs appartenant à JC Penney. Ce cas montre pourquoi la disponibilité internationale d’un nom doit être étudiée avant le développement de la marque.

Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide expliquant comment déposer une marque de vêtements.

Habillage commercial

L’habillage commercial, parfois désigné par le terme anglais trade dress, peut protéger, dans certaines juridictions, une présentation visuelle distinctive que le public associe à une entreprise déterminée.

Dans la mode, il peut comprendre :

  • La forme reconnaissable d’un produit.
  • Un emballage caractéristique.
  • La disposition constante d’une étiquette.
  • Une couleur ou un détail visuel utilisé de manière distinctive.
  • L’aménagement ou la présentation visuelle d’une boutique.

Il ne suffit généralement pas que l’élément soit esthétique ou original. Il doit être distinctif et permettre au public d’identifier une origine commerciale précise. Les conditions et la portée de cette protection varient selon les pays ; elle ne doit donc pas être considérée comme une alternative automatique au dépôt d’une marque ou d’un dessin ou modèle.

La forme de la bouteille Coca-Cola et la petite étiquette rouge apposée sur les jeans Levi’s sont souvent citées pour illustrer cette notion. Dans le secteur de la mode, ce type de protection peut être précieux lorsqu’un détail permet de reconnaître la marque sans même en lire le nom.

Droit d’auteur

Le droit d’auteur peut également jouer un rôle important dans la mode, même si l’étendue de la protection accordée aux vêtements et aux autres objets fonctionnels varie considérablement d’un pays à l’autre.

Il peut notamment protéger :

  • Des imprimés et illustrations originaux.
  • Des croquis et dessins.
  • Des photographies et vidéos.
  • Des lookbooks et contenus de campagne.
  • Des œuvres artistiques intégrées à des vêtements ou accessoires.
  • Certains bijoux présentant une originalité suffisante.

Dans le commerce en ligne, cette protection est particulièrement utile, car les imitateurs ne copient pas toujours uniquement le produit. Ils peuvent également reprendre sans autorisation les photographies, textes, vidéos et créations graphiques de la marque.

L’entreprise doit donc s’assurer qu’elle détient les droits nécessaires sur les contenus créés par ses salariés, agences, photographes, designers ou autres prestataires externes.

Brevets et nouveaux matériaux dans la mode

Une question fréquente est de savoir s’il est possible de breveter une création de mode. La réponse dépend de l’élément que l’on souhaite protéger.

Un brevet protège une invention technique, et non l’apparence esthétique d’un vêtement, une silhouette ou une tendance. La forme ornementale d’un sac, d’une chaussure ou d’un accessoire relève donc généralement davantage de la protection par dessin ou modèle.

Les brevets portant sur de nouveaux matériaux dans la mode peuvent en revanche être pertinents lorsqu’une véritable innovation technique a été développée, par exemple :

  • Des matériaux résistants à l’eau, aux rayons UV, au feu ou aux bactéries.
  • Des textiles intelligents et des vêtements connectés.
  • De nouveaux systèmes de fermeture ou de construction.
  • Des procédés de fabrication plus durables.
  • Des matériaux biodégradables ou de nouvelles compositions textiles.
  • Des solutions techniques destinées aux chaussures de sport ou de sécurité.

Les brevets ne servent donc généralement pas à protéger une collection entière. Ils peuvent toutefois être essentiels lorsque l’avantage concurrentiel du produit repose sur une technologie, une composition, une fonction ou un procédé de fabrication.

Les entreprises qui développent de nouveaux matériaux ou des technologies appliquées aux vêtements devraient étudier les possibilités de brevet avant de divulguer publiquement l’innovation. Une divulgation antérieure au dépôt peut limiter, voire empêcher, la protection dans certains pays.

Secrets d’affaires

Le secret d’affaires est moins visible qu’une marque ou un dessin ou modèle, mais il peut présenter une grande valeur pour les entreprises de mode, quelle que soit leur taille.

Il peut porter sur des informations confidentielles telles que :

  • Les listes de fournisseurs et de fabricants.
  • Les procédés de production.
  • Les formules, traitements ou spécifications des matériaux.
  • Les calendriers de lancement.
  • Les stratégies tarifaires.
  • Les informations relatives aux distributeurs ou aux acheteurs.
  • Les projets d’expansion internationale.

La protection dépend largement des mesures prises pour préserver la confidentialité de ces informations. Si des données sensibles sont librement communiquées aux fabricants, agences, distributeurs ou partenaires, il sera plus difficile de démontrer qu’elles constituaient des secrets d’affaires.

Pour les marques qui collaborent avec des designers externes, des ateliers, des photographes, des influenceurs ou des distributeurs, les accords de confidentialité et les contrôles d’accès peuvent être aussi importants que les dépôts officiels.

Inspiration, copie, droit et mode

Le droit de la mode rassemble plusieurs domaines juridiques liés à l’activité du secteur, des contrats au commerce électronique, en passant par la publicité, la durabilité et la propriété intellectuelle.

L’une des questions les plus délicates consiste à déterminer à quel moment une création se contente de suivre une tendance et à quel moment elle reprend un élément juridiquement protégé.

La mode s’inspire de références communes, de styles partagés et de tendances récurrentes. Deux vêtements similaires ne constituent donc pas nécessairement une contrefaçon. Une chemise blanche, une veste noire ou une couleur saisonnière ne peuvent généralement pas être réservées à une seule entreprise.

Le risque augmente lorsque la reprise concerne des éléments protégés, tels que :

  • Une marque enregistrée ou un nom susceptible de créer un risque de confusion.
  • Un logo, une étiquette ou un nom de produit.
  • Un dessin ou modèle protégé.
  • Une forme ou une présentation que le public associe à une marque déterminée.
  • Un imprimé, une photographie ou une illustration originale.
  • Une innovation technique protégée par un brevet.

La distinction entre inspiration et copie dépend des circonstances : l’élément repris, les droits existants, les territoires dans lesquels ils sont en vigueur, le degré de similitude entre les produits et la fonction esthétique, technique ou distinctive de l’élément concerné.

Pour les entreprises dont les cycles de production sont rapides, la conclusion est claire : les actifs qui présentent une valeur durable ou un risque élevé de copie devraient être protégés avant d’acquérir une forte visibilité. Lorsqu’un dessin circule déjà sur des marketplaces, des réseaux sociaux ou des catalogues tiers, sa défense est souvent plus coûteuse et moins prévisible.

Protéger une marque de mode à l’international

De nombreuses marques de mode commencent à vendre à l’étranger avant d’avoir véritablement planifié leur expansion. Une petite entreprise peut rapidement atteindre plusieurs pays par l’intermédiaire de sa boutique en ligne, des réseaux sociaux, de marketplaces, de distributeurs, de boutiques éphémères ou de revendeurs.

Or, les droits de propriété intellectuelle sont territoriaux. Une marque ou un dessin ou modèle enregistré dans un pays n’est pas automatiquement protégé dans le reste du monde.

Pour les marques, le système de Madrid permet de demander une protection dans plusieurs territoires par l’intermédiaire d’une procédure centralisée. Pour les dessins et modèles, le système de La Haye peut faciliter le dépôt d’une demande internationale désignant plusieurs pays ou régions.

Ces systèmes ne constituent pas nécessairement la meilleure solution pour toutes les entreprises. Le choix dépendra des droits existants, des pays visés, des coûts, des risques et des projets d’expansion.

La stratégie doit avant tout répondre à des considérations commerciales. Il convient généralement de privilégier les marchés dans lesquels l’entreprise vend, fabrique, collabore avec des distributeurs, prévoit de se développer ou fait face à un risque important de copie.

Pourquoi protéger les actifs d’une marque de mode ?

La propriété intellectuelle permet de transformer le travail créatif et commercial en actifs qui peuvent être exploités, concédés sous licence, vendus et défendus.

Une stratégie adaptée peut aider une entreprise à :

  • Éviter les noms et logos qui entrent en conflit avec des droits antérieurs.
  • Agir contre les copies et les contrefaçons.
  • Protéger des produits, imprimés et emballages distinctifs.
  • Faciliter les licences, collaborations et accords de distribution.
  • Réduire le risque de devoir changer de nom au moment d’une expansion.
  • Défendre les investissements consacrés aux campagnes et au développement des produits.
  • Rassurer les distributeurs, investisseurs et partenaires commerciaux.

Il n’est pas nécessaire d’enregistrer chaque vêtement ou imprimé dans tous les pays. L’essentiel consiste à identifier les actifs qui présentent une valeur à long terme et ceux qui sont les plus exposés au risque de copie.

Cette sélection comprend généralement le nom et le logo, les principales gammes de produits, les dessins récurrents, les imprimés importants, les emballages distinctifs, les innovations techniques et certaines informations confidentielles.

La contrefaçon reste l’un des principaux défis du secteur. Les marketplaces et les réseaux sociaux permettent à des tiers de reprendre des photographies, d’imiter des produits et d’atteindre rapidement les consommateurs.

Disposer de droits solides n’empêche pas toutes les atteintes, mais fournit des outils plus efficaces pour adresser des demandes de retrait aux plateformes, solliciter des mesures douanières, envoyer des mises en demeure, négocier un accord ou engager une action en justice lorsque cela s’avère nécessaire.

Questions fréquentes sur la propriété intellectuelle et la mode

Comment protéger une création textile ?

La protection dépend de l’élément concerné. Le nom et le logo peuvent être enregistrés comme marques. L’apparence d’un vêtement, d’un sac, d’une chaussure, d’un accessoire ou d’un imprimé peut être protégée par un dessin ou modèle. Les illustrations, photographies et autres contenus originaux peuvent relever du droit d’auteur. Si la valeur de la création réside dans une innovation technique, il peut également être nécessaire d’étudier la possibilité de déposer un brevet.

Comment protéger une création de mode avant de la présenter ?

Il est préférable d’étudier la protection avant le lancement ou toute autre divulgation publique, notamment si des ventes en ligne, des campagnes, des collaborations avec des influenceurs, des salons, des distributeurs ou une expansion internationale sont prévus. Une fois la création publiée, les possibilités de protection peuvent être plus limitées selon le pays et le droit concerné.

Peut-on breveter une création de mode ?

Toutes les créations de mode ne peuvent pas être brevetées. Les brevets protègent les inventions techniques, telles que de nouveaux matériaux, procédés de fabrication, textiles intelligents ou caractéristiques fonctionnelles. Pour protéger l’apparence ornementale d’un vêtement, d’un sac, d’une chaussure ou d’un accessoire, le dépôt d’un dessin ou modèle est généralement plus approprié.

Que protègent les dessins et modèles dans la mode ?

Les dessins et modèles protègent l’apparence extérieure d’un produit ou d’une partie de celui-ci. La protection peut porter sur sa forme, ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa texture, ses matériaux ou son ornementation. Dans la mode, elle peut concerner aussi bien la forme d’un sac ou d’une chaussure qu’un imprimé ou l’ornementation d’un vêtement.

Quel est le lien entre le droit de la mode et la propriété intellectuelle ?

Le droit de la mode comprend plusieurs domaines juridiques appliqués au secteur, notamment les contrats, la publicité, le commerce électronique, le droit de la consommation, la durabilité et la propriété intellectuelle. Dans ce cadre, la propriété intellectuelle permet de protéger les marques, dessins et modèles, campagnes, collaborations, innovations textiles et autres actifs créatifs contre les copies ou les utilisations non autorisées.

Comment iGERENT peut vous aider

Les entreprises de mode ont souvent besoin de protéger plusieurs catégories d’actifs dans différents pays. iGERENT les accompagne dans l’enregistrement et la gestion de leurs marques, dessins et modèles et autres droits de propriété intellectuelle à l’international, avec des tarifs fixes et des délais clairement indiqués.

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Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un conseil juridique. Les règles de propriété intellectuelle varient selon les pays et les circonstances propres à chaque situation.

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Conrad Fahrenkrug

Conseil Juridique en Propriété Intellectuelle International

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Conrad Fahrenkrug est avocat confirmé chez iGERENT et conseiller expérimenté en propriété intellectuelle internationale. Depuis plus de dix ans, il accompagne des entreprises dans la définition et la mise en œuvre de leur protection à l’échelle mondiale, notamment en matière de marques (recherches d’antériorités, dépôts et suivi des procédures), défense des droits, licences, brevets, dessins et modèles, droit d’auteur, questions réglementaires, ainsi que dans la résolution de litiges liés aux noms de domaine.